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UNE LGV D'ACCORD, MAIS OU PLACER LA GARE ?

UNE LGV D'ACCORD, MAIS OU PLACER LA GARE ?

La conférence de presse donnée dans les locaux de RFF le 30 juin, confirme l'approche et le « passage dans Toulon, très délicat sur le plan technique, nous opterons soit pour quatre voies en tunnel, soit pour la création d'une quatrième voie ». Faut-il entendre dans « quatrième voie » un quatrième quai au Nord de la gare actuelle ? Mystère. Pour les quatre voies en tunnel, il faudra bien revenir en surface ou sinon créer une gare souterraine.

Quel foncier demeure disponible actuellement pour ces projets ? Uniquement des friches industrielles. Les ilots autour de l'ancienne STEF, la gare de La Seyne, les quais de transbordement de l'ancienne voie des poudrières du Las à l'Escaillon réalisés depuis 1933, l'ensemble de l'Etablissement Saint-Pierre et de l'espace réservé que constituent le Château de La Valtière, les jardins attenants et l'ITEP sur l'autre rive du Las, ou enfin l'espace libéré – toujours à l'Escaillon – par le très probable déplacement du potentiel de nuisance que représente l'ensemble constitué par l'usine de traitement des déchets, sont autant d'espaces que des architectes devraient pouvoir mettre en lumière pour réaliser un design adapté au défi ferroviaire toulonnais du XXIème siècle.

L'intégration d'un tel projet impose toutefois une approche complémentaire, intermodale. Un réseau d'embarquement / débarquement de passagers devient nécessaire. Retour donc au réseau routier qui pourrait s'interfacer avec un tel équipement. Et là le maillage viaire n'offre que peu de possibilité.
L'Escaillon est certes proche de l'échangeur n°15 mais il est déjà saturé, sauf à transposer le dispositif ferroviaire vers l'ancien marché floral d'Ollioules. Mais là l'orientation en Pôle Mer qui permettra de libérer des espaces côtiers rapatriés depuis Brégaillon, Le Mourillon et autre sites à haut potentiel touristique est déjà engagé.
Seul le dossier RD46 demeure toujours dans les cartons du CG83. Le maintien des réservations ne semblera crédible que sur la base d'une utilité publique. L'insertion d'une gare sur le parcours anciennement qualifié de « contournement » l'orienterait vers une caractérisation en "voie de desserte". L'accès vers l'Est sera réalisé par derrière le Faron, vers La Bigue, via Les Favières. Celui vers l'Ouest écoulé par la RD46 prolongée en Rivière neuve via le carrefour Barthélemy Florent remodelé – enfin – pour la circonstance.
La proximité immédiate de boîtes de jonction au réseau THT 225 000 volts renforcerait le choix vers l'Axe Vallée du Las. Il y aura certes des grincheux pour défendre ce seul cours d'eau qui ne bénéficie pas de débit réservé, mais à le « tuer » autant en faire un projet structurant. Quitte à le buser, d'autant plus que la barre constituée par la future gare constituerait une excellente barrière en cas de crue millénaire.
Mais surtout c'est la capacité de ces sites excentrés à relier le réseau TER existant. En effet, cette gare LGV ne permettrait qu'une apparition en surface entre Marseille et la gare Est Var. La jonction autorisée par l'emprise de la Voie des poudrières, au moins pour partie en surface, est un atout qui alimente beaucoup de rumeurs ces derniers temps. Et d'ici que la ligne 2 du TCSP, celle destinée à l'axe Nord-Sud, devienne prioritaire ... On comprendrait mieux les hésitations et les débats actuels.

L'outsider est et demeure la Plaine de Touris. Mais là nous ne nous sommes pas autorisés l'approche prospective. Elle aurait tout les atouts jusqu'à la proximité avec la jonction d'un « grand contournement de Toulon » depuis la Vallée du Gapeau jusqu'aux confins de Signes. Mais nous serions alors dans un contexte de métropole. Une vraie métropole ...
Les cueilleurs de rabasses ont encore du temps devant eux ; même celui de dresser leurs chiens !
Il ne faut se projeter que dans 15 ans (on nous annonce dès à présent 2023 pour l'inauguration de la LGV... rappel). Nos édiles n'auront alors que 80 ans.

Ce ne sont certes que des hypothèses. Mais la concentration de travaux et projets au sein et autour de ces sites sensibles semble présager un remodelage à très grande échelle.
- Enfin une ville est en train de naître.
Et comme par le passé ce sera la Vallée du Las comme clé pour le verrou du développement toulonnais.


Illustration : un cycliste inscrit dès à présent pour inaugurer la future voie cyclable qui sera associée à cette infrastructure. Il semblait attendre depuis quelques temps lorsque nous l'avons rencontré ce matin.

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 06:10

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 09:07

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